Sujet [Fan Fiction] La légende du chiffon sec
Mosley
Arathi
Mosley
Voleur Humain niv. 60
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Une mystérieuse et sombre taverne, perdue au milieu de nulle part…

« Salutations étranger. Laisses moi te conter la fabuleuse et légendaire légende du chiffon sec… » Aborda le troll en se mouvant tel un serpent aux côtés du Mort vivant.

« Fous moi la paix tu veux ! J’ai d’autres chats à fouetter en ce moment. » Pesta le voleur, accoudé au bar.

« Mais je ne vois aucun chat par ici ? »

« Fermes la ! Pigé ? »

« Sinon quoi ? »

Le Mort vivant pointa du doigt la masse cloutée qui pendait lourdement à sa ceinture puis il désigna le postérieur de son interlocuteur.

« Ooooh je vois. »

« OUAIS BAH TU VAS PLUS VOIR GRAND-CHOSE DANS CINQ MINUTES SI TU M’LACHES PAS LA GRAPPE !!! »

« SILENCE ! On n’est pas chez mémé ici ! Je tiens à vous rappeler que la charte de bonne conduite affichée à l’entrée de l’établissement n’est… justement pas affichée par hasard ! Alors un peu d’ tenue que diable ! » Gueula le tôlier alors qu’il essuyait sommairement une chopine.

Le Mort vivant engloutît sa bière en deux trois gorgées n’omettant pas d’en !@#$%^ plein son armure comme à l’accoutumé. Il éructa bruyamment en direction de l’étranger, qui sirotait nonchalamment son jus de poisson en le fixant d‘un regard malicieux.

« -*!@#$%. » Lâcha le voleur en reposant son verre vide sur le comptoir.

« Nan, moi c’est Gérard. »

« Je te recroise encore une fois j’ te fais l’amour avec des ustensiles.»

« Pourquoi tant de haine ? Je ne cherche qu’à vous aider. »

« M’aider ? Mais pour quoi FAIRE ? J’AI BESOIN D’AUCUNE AIDE VIEUX FOU !! »

« Comme disait mon maître, la colère est une courte folie. Je crois donc que vous êtes bien plus atteint que je n’ le suis. »

« Mais ^-*!@# ! Tu m’ les brises toi !! »

A bout de nerfs, le macchabée animé se saisît de sa masse puis il la souleva au dessus de sa tête avec une étonnante facilité (bah ouais, un mort vivant ça n’a plus vraiment de muscles, tout est dans les tendons chez eux paraît-il…). Le conteur esquissa un léger sourire provocateur avant de se manger une attaque pernicieuse, c’est le moins qu’on puisse dire, en travers de la tronche.

« Fichtre ! Tu n’y es pas allé de main morte ! » Rigola-t-il en se massant la pommette intacte…

TOC ! TOC ! TOC !

ZzzZzzzZZZzz…

*Ronflements*

TOC ! TOC ! TOC !

ZzzzZZz…

BAM ! BAM ! BAM !

« Hu ? Ouiiii… quoiiii ? » Grommela le mort vivant.

« C’est Petit Sabot Verniiii. » Lança une voix fluette à travers la porte.

« Ah… P’tit Sabot… »

Le réprouvé se leva difficilement de sa paillasse et ouvrit lentement la porte à son ami.

« Blanchard ! Ca fait plaisir de t’ voir ! Comment ça va mon pote ? » Lui demanda le Tauren en l’étreignant dans ses bras musclés et velus.

« Doucement P’tit sabot ! J’viens d’ me réveiller là. »

« Oups, pardon. D’ailleurs, y a ton œil droit qui pendouille. »

« Arf ! Fais chier… Il a du mal à tenir en ce moment. J’ sais pas pourquoi. »

« Bah c’est peut être parce que tu t’es fait découpé la tronche la semaine dernière par ce gnome là, tu t’ souviens ? »

« Non. »

« Mais siiii ! Même qu’après il t’a pissé dessus avec son pote le druide avant de… »

« Oui oui, bon bah ça va ! J’ m’en souviens. T’es content ? »

« Ouais, ça s’ fait pas des trucs comme ça… » S’offusqua le chasseur en repensant à la scène.

« Bon bref, entre. Qu’est-ce que tu viens faire chez moi à c’ t’heure-ci ? »

« Euh… bah en fait… j’ai reçu un courrier de la part de Swaze. »

« Swaze ??? T’as gardé contact avec ce gros naze ?? »

« Bah figure toi que non et c’est ça qui… »

« Pfff ! Swaze… Ce gros bouffon d’ paladin… Je l’ déteste !! Et tu sais pourquoi ? »

« Bah oui c’est parce qu… »

« Nan mais j’ me doute bien qu’ tu sais pourquoi ! T’étais là quand… quand il m’a défié devant Cunégonde, le salopard… »

« Nan mais te pisser dessus après t’avoir battu en duel c’est des trucs qui ne se font pas. »

« A cause de lui, Cunégonde, celle que j’aimais de tout mon cœur flétri, m’a quittée pour une orque. »

« Un orc tu veux dire. »

« Nan, une orque… »

« UNE ORQUE ??? »

« Ta gueule. »

« Nan mais me dit pas que Cunégonde est devenue… »

« TA GUEULE !!! »

« Omg… Bon, écoute Blanchard. Swaze a peut être ruiné ta non-mort mais laisses lui une seconde chance. »

« Plutôt crever… »

Le Tauren regarda son ami d’un air compatissant.

« T’es plus ou moins déjà mort Blanchard. »

« JE SAIS CA ! MERCI ! »

« Alors pourquoi tu dis plutôt crever ? »

« NAN MAIS BORDEL DE CHIOTTE C’EST UNE EXPRESSION !!! »

« Aaaah… Tiens d'ailleurs, y a encore ton œil qui pendouille. »

Le Mort vivant le replaça immédiatement en pestant.

« Bon, et qu’est-ce qu’il te veut ce cloporte ? »

« Qu’est-ce qu’il nous veut, tu veux dire. » Rectifia le chasseur en tendant aussitôt la lettre à Blanchard, qui se mit à la lire dans sa tête.

Plop,

Je vais aller à l’essentiel : rejoint moi à Lune d’Argent le plus rapidement possible.
Une affaire importante qui pourrait t’intéresser. Je ne t’en dis pas plus mais saches que c’est très urgent.
Je compte sur toi, tu ne le regretteras pas mon vieil ami de toujours.

Stanislas Swaze.


P .S : ramènes avec toi cette godiche de Blanchard.

Blanchard replia la lettre calmement.

« Quelle pauvre petite $%^-*. »

« Pourquoi ? »

« Il me traite de godiche ce con ! »

« Il t’a toujours traité de godiche. »

« Nan mais !@#$%^ c’est pas une raison quoi ! Bref. Ca sent l’entourloupe à plein nez son histoire, c’est moi qui te l’ dit. »

« Bah moi je suis sûr qu’il veut qu’on reforme notre équipe d’arène. Comme à la belle époque ! »

« Comme à la belle époque ?? Laquelle ? Celle où on avait réussi à atteindre les 950 de côte ? Et encore j’arrondi... »

« Et pourquoi pas ? »

« Nan mais laisses tombé. J’ reste ici, point barre. J’ vais pas me taper toute la route de Moulin de Tarren jusqu’à Lune de mes -*!@#$%^ pour ses beaux yeux ! »

« Mais ça à quand même l’air intéressant son truc ! »

« Intéressant ? Mon -*! oui ! » Lança Blanchard en lui rendant le message d’un air dédaigneux.

« En tout cas, le passage sur ses copines ça m’ branche bien moi. »

« Le passage sur ses copines ?? Quel passage sur ses copines ? » Demanda Blanchard en fronçant les sourcils (enfin, les trois poils qui lui restaient).

« Bah au verso de la lettre, en postscriptum numéro 2. »

« Fais voir ça ! » Lança le réprouvé en lui arrachant la lettre des mains.

Il retourna nerveusement le parchemin et se mit à le lire à haute voix cette fois-ci.

P.S 2 : mes charmantes et délicieuses admiratrices sont impatientes de vous rencontrer. Si tu vois c’que j’veux dire…


« Oh @#$%^- !!!!! Il crèche où déjà ?? » Demanda-t-il la voix tremblante d’envie.

« Bah Lune d’Argent ! T’as rien suivi ou quoi ? »

« Ah oui c’est vrai ! Bien. Ca fait longtemps que j’y suis pas allé et puis ça va m’ faire prendre un peu l’air, c’est pas si mal après tout. Attends moi dehors je dois préparer quelques affaires, ce s’ ra pas long. » Lança le mort vivant d’un air appliqué.

« Cool !! Ah nous les p’ tites elfes ! » S’enthousiasma le chasseur.

Blanchard tenta de lui répondre par un clin d’œil (bah oui, tenta, car quand on a plus de paupières et ben c’est pas évident. Z’êtes marrants vous.).

Après un bon quart d’heure d’attente à compter les brins d’herbe qui entouraient la maisonnette du réprouvé, Petit Sabot Verni commençait à s’impatienter.

« T’as bientôt fini ? »

« J’arriiiiiive. »

Blanchard sortit alors de sa cahute d’un air fier et conquérant. Il avait troqué ses habits de cuir moisis contre un magnifique costume noir délavé, poussiéreux et qui sentait bon la marée basse. Très basse même.

« Oulalaaaa ! Tu t’es mis sur ton 31 dis moi ! »

« Et ouais, qu’est-c’ tu veux ! Tu sais P’tit Sabot, dans le monde, y a deux catégories de personnes : ceux qui ont la classe et ceux qui ne l’ont pas. » Déclara-t-il en boutonnant avec application sa veste trouée.

« Si tu l’ dis… »

« Bon. »

« Quoi ? »

« J’espère que c’est pas des conneries ces histoires. Nan parce que si c’est des conneries tu sais de quoi je suis capable hein… »

« T’es trop parano Philibert. »

« Nan mais ? Mais ne m’appelles JAMAIS par mon prénom bordel !!! Je te l’ai dit combien de fois déjà ??? »

« Pardon. »

Philib… euh Blanchard, était tout excité (et le mot est faible) à l’idée de pouvoir rencontrer quelques représentantes de la gente féminine, lui qui se la collait derrière l’oreille depuis… pfiou… un sacré bout d’ temps dirons nous.

Ils se mirent donc en route vers la somptueuse cité Elfe de sang, capitale de la luxure, des plaisirs libertins et des cures de désintox’.
Mosley
Arathi
Mosley
Voleur Humain niv. 60
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Modifié par Mosley le 04/05/12 20:28 (CEST)
« Ah ce cher Swaze ! Ca va me faire plaisir de le revoir finalement ! En y repensant bien c’est un chic type. Hein P’tit sabot ? »

« Ouais l’est cool. »

« Nan mais surtout avec ses copines et tout, j’ sens qu’ ça va être hypeeeer sympa ! »

« Tiens au fait, cette nuit j’ai fais un rêve. » Lança P’tit Sabot à brûle pourpoint.

« Osef ! J’ te parle de ses copines là ! »

« Nan mais attends ! J’ai rêvé que j’ gagnais un million de PO, et qu’avec, je m’achetais une paire de chaussures… Et puis trop grande en plus… »

Blanchard le regarda d’un air dubitatif.

« Et ? »

« Bah c’est tout. »

« C’est dingue… »

« Ah tu trouves aussi ?? »

« P’tit Sabot, parfois, j’ me demande si tes parents t’ont pas bercés trop près du mur quand t’étais p’ tit… »

« Euh nan j’ crois pas. Pourquoi tu dis ça ? »

« Laisses tomber. Sinon moi j’ai encore rêvé de ce troll là. »

« Encore ? »

« Ouais. Toujours cette histoire de légende je sais pas quoi là. Truc bizarre. Chiffon machin sec. J’fais toujours ce !@#$%^ d’ rêve depuis des semaines. »

« C’est peut être un signe ça tu sais. »

« Un signe de quoi ? »

« Bah j’en sais rien mais c’est peut être un signe. Mon grand-père il me disait toujours que les rêves avaient une signification. Surtout quand ils se répétaient. »

« Mouais bah ton grand-père, si j’ me souviens bien, il était vachement porté sur la feuillerêve justement. Donc tes histoires de signification j’y crois moyen. »

Les deux comparses arrivèrent rapidement à Moulin de Tarren, lugubre petite bourgade des Contreforts de Hautebande, autrefois théâtre de joutes épiques et sanguinaires entre la Horde et l’Alliance. (R.I.P pvp sauvage)

« Salut Pat’. Comment ça va pas aujourd’hui ? »

« Salut Bebert. Bah comme d’hab, la déprime. » Répliqua le maître des vols de la ville d’une voix monotone.

« Ca fait plaisir. »

Petit Sabot Verni les regardait d’un air compatissant et désespéré à la fois.

« Dis, on n’a pas une thune et on doit aller à Lune d’Argent au plus vite. Tu nous prêterais une wyverne ? »

« Bien sûr. »

« Merci cousin. »

« C’est rien. En plus, j’ vous gratifie d’ ma plus belle bête, vous tiendrez à l’aise tout les deux dessus. Admirez l’ bestiau : première au concours interrégional de Lordaeron dans la catégorie « plus d’une tonne cinq » pour la troisième année consécutive. » Lança-t-il en désignant fièrement la plus grosse des wyvernes suspendues aux perchoirs. Elle s’y débattait violemment, fracassant dans l’air les chaines qui la retenaient.

Les deux comparses la regardèrent avec effroi.

« J’la nourrie exclusivement avec du Nain. »

« C’est pas commun… »

« Elle s’en tape une dizaine par jour. »

« UNE DIZAINE PAR JOUR ????? » S’exclama Petit Sabot, effaré par ce régime alimentaire que nous qualifierons de copieux.

« C’est ça. J’ai un fournisseur qui écume les champs de bataille toute la journée et qui me fait l’ plein le soir. »

« Et elle a mangée là ? » Demanda Blanchard.

« Bah justement non. »

« Arf c’est ballot ça. » Grimaça le Tauren en reculant d’un bon mètre et demi.

« J’te l’ fais pas dire. Le truc qui m’ chagrine c’est qu’le mec en question ne s’est pas ramené hier. C’est là qu’ vous intervenez. »

« Euh… intervenir dans quel sens ? J’ai peur de pas bien comprendre en fait… »

« Vous me ramenez une dizaine de soiffards courts sur patte et j’ vous la prête. Elle a besoin de force pour le voyage.»

« Ah nan mais attend t’abuses là !! »

« A prendre ou à laisser. »

Petit Sabot Verni regarda Blanchard en lui faisant comprendre qu’ils n’avaient pas le choix.

« Mais omg quoi ! Laisse tomber ! J’vais pas farmer un régiment d’obsédés sexuels pour nourrir cette grosse -*!@# volante ! Prêtes nous deux wyvernes alors. Les gringalettes là, ça ira très bien. »

« J’peux pas. Vous croyez qu’vous êtes les seuls à emprunter mes montures ou quoi ? Déjà que j’ vous fait une fleur. »

« Ok. Dans ce cas : JE ME CASSE !! »

« Post-scriptum numéro 2. » Dit le chasseur d’un ton calme.

Blanchard repensa à la lettre. La salive se mit à envahir sa cavité buccale.

« Go s’ farcir du Nain !! » Hurla-t-il aussitôt, plein d’entrain.

Quête acceptée : Des Nains pour la grosse wyverne !
Lenwë
Sargeras
Lenwë
Druide Elfe de la nuit niv. 90
8105
Très sympa comme histoire ! Par contre c'est assez peu lisible sur ce forum.

Je te conseille de mettre ton texte en forme avec Word dans un format livre de poche et de l'imprimer en utilisant PDF Creator ( http://sourceforge.net/projects/pdfcreator/files/latest/download ), puis de le publier sur Warcraft People dans la partie "fiction" ( http://local.warcraftpeople.com/fanfics/ ) en mettant le PDF en pièce jointe de ton sujet. Nous nous ferons un plaisir d'en faire un article pour le mettre en avant sur le site et les réseaux sociaux :)

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